C’est pour le moins une étrange juxtaposition que propose ce décor visible dans une chapelle latérale de l’église Notre-Dame-de-la-Daurade à Toulouse (Haute-Garonne, France) : aux attributs pontificaux, il associe ceux de la camarde et un bouquet d’instruments : la musique aurait-elle le pouvoir de rendre immortel ?
Ce « transit de Vénus » représenté au plafond de l’Observatoire de Paris, met en scène une escadrille d’angelots, dont l’un n’a pas oublié sa buisine : est-ce pour annoncer cet événement de portée astronomique ?
Qu’annoncent, en soufflant dans leurs buisines, ces deux anges, perchés au dessus de l’autel, dans l’église Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Christophe de Houdan (Yvelines, France) ? La prochaine résurrection du Christ en croix qu’ils encadrent ? Lui, toujours, regarde ailleurs, comme s’il n’appréciait pas leur musique.
Le décor de cet immeuble du Havre (Seine-Maritime, France) rend un hommage explicite, par l’objet et par le sujet, à deux sculpteurs et deux compositeurs, tous quatre enfants de la ville.
Rarement sont représentés autant d’instruments différents qu’ici, sur le garde-corps de la tribune de l’église Sainte-Catherine d’Honfleur (Calvados, France). Des personnages divers – civils, militaires, religieux, antiques, faunesques, angéliques – déploient tout le catalogue de la musique populaire ou savante de l’époque (XVe et XVIe siècles) : trombone, lyre, chalémie, cistre, cornet, luth, serpent, olifant, luth, flûte de Pan, trompe, vielle à roue, traverso, flûte à trois trous, tambourin, basse de viole, harpe.
photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021
Le thème des anges musiciens est récurrent dans les arts sacrés. S’ils sont souvent représentés – comme ici dans l’église Saint-Jean de Canteleu (Seine-Maritime, France) – avec des buisines, annonçant ainsi toute une panoplie de messages divins, ils savent aussi varier les compétences : deux « solistes » y préfèrent la harpe et l’olifant.
C’est cette association ambiguë entre la guerre et la chasse, occupations royales s’il en est, que figure ce piédestal dans la cour du château de Blois (Loir-et-Cher, France).