Le Beaucet (Vaucluse, France) est surplombé par un château qui, pour être passablement en ruines, n’en est pas moins peuplé d’œuvres d’art faisant belle part à la pierre, telle cette harpe debout sur l’esplanade face à la vallée, qui semble attendre celui qui viendra la jouer.
Bien qu’ayant subi les outrages du temps, c’est bien lui, reconnaissable entre tous les rois musiciens : le Roi David, sa barbe et sa harpe, rencontré à la cathédrale de Rouen (Seine Maritime, France).
Ces deux tableaux, l’un de Botticelli, l’autre de Neri di Bicci de 25 ans son aîné, représentent le Couronnement de la Vierge. Scène emblématique de la peinture religieuse, elle est célébrée en musique par un cortège d’anges : buisines (étrangement courbées), flûtes et harpe pour la première, luth et orgue portatif pour la seconde.
Rarement sont représentés autant d’instruments différents qu’ici, sur le garde-corps de la tribune de l’église Sainte-Catherine d’Honfleur (Calvados, France). Des personnages divers – civils, militaires, religieux, antiques, faunesques, angéliques – déploient tout le catalogue de la musique populaire ou savante de l’époque (XVe et XVIe siècles) : trombone, lyre, chalémie, cistre, cornet, luth, serpent, olifant, luth, flûte de Pan, trompe, vielle à roue, traverso, flûte à trois trous, tambourin, basse de viole, harpe.
photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021photo AL – 2021
Le thème des anges musiciens est récurrent dans les arts sacrés. S’ils sont souvent représentés – comme ici dans l’église Saint-Jean de Canteleu (Seine-Maritime, France) – avec des buisines, annonçant ainsi toute une panoplie de messages divins, ils savent aussi varier les compétences : deux « solistes » y préfèrent la harpe et l’olifant.
La fresque qui se déroule sur les murs de la chapelle Saint-Efflam à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor, France) raconte en musique la vie de ce saint irlandais venu évangéliser la Bretagne et dont la légende dorée flirte avec celle du Roi Arthur.
La récente restauration du grand porche du collège Pierre de Fermat à Toulouse (Haute-Garonne, France) a permis de redécouvrir un bouquet d’instruments, parmi lesquels on reconnaît une harpe, une bombarde ou une dulciane, un luth, un violoncelle, des cornets à bouquin (dont un ténor ? et un serpent ?), une lyre, des manches d’instruments à cordes qui pourraient être un cistre et une guitare Renaissance (ou une vihuela?), et des partitions.
Le buffet d’orgue de l’ancienne cathédrale Saint-Fulcran de Lodève (Hérault, France), présente un riche décor d’instruments. Sur la corniche, lyres, buisine, bombardes et harpe.
photo AL – 2019
Sur les panneaux du corps, buisines, serpent, lyre, violon, violoncelle, harpe, cornemuse, tambour de basque, partitions.
Cette tapisserie du château d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire, France), fait figurer une femme jouant du luth, une autre de la basse de viole, et un homme jouant de la harpe.