Dans cette crèche de la cathédrale de la Major (Marseille, France), les santons renouent avec l’image biblique de l’adoration des bergers, qui viennent voir l’enfant Jésus avec leurs instruments de musique. Ici, tradition provençale oblige, ce sont deux tambourinaïres, avec leurs tambourins et galoubet.
Exposé au Mucem (Marseille, France) ce tableau représente un évènement historique du Saint Empire Romain Germanique : un émissaire de Ferdinand 1er achetant l’étendard royal d’Espagne à des pirates turcs. Parmi les détails évocateurs de l’orientalisme en vogue au tournant des XIXe et XXe siècles, au prix parfois de quelques anachronismes, les instruments de musique ont leur place avec ce saz (à moins que ce ne soit un buzuk), dont est issu le bouzouki grec.
Exposés au Mucem (Marseille, France), ces carreaux de poêle en faïence, datés du tournant des XVe et XVIe siècles et provenant des anciens Pays-Bas, représentent deux femmes jouant de l’orgue positif et du luth. Ce qui montre à quel point la musique faisait partie intégrante de la vie quotidienne dans l’empire germanique des Habsbourg.
C’est pour le moins une étrange juxtaposition que propose ce décor visible dans une chapelle latérale de l’église Notre-Dame-de-la-Daurade à Toulouse (Haute-Garonne, France) : aux attributs pontificaux, il associe ceux de la camarde et un bouquet d’instruments : la musique aurait-elle le pouvoir de rendre immortel ?
Ce « transit de Vénus » représenté au plafond de l’Observatoire de Paris, met en scène une escadrille d’angelots, dont l’un n’a pas oublié sa buisine : est-ce pour annoncer cet événement de portée astronomique ?
Qu’annoncent, en soufflant dans leurs buisines, ces deux anges, perchés au dessus de l’autel, dans l’église Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Christophe de Houdan (Yvelines, France) ? La prochaine résurrection du Christ en croix qu’ils encadrent ? Lui, toujours, regarde ailleurs, comme s’il n’appréciait pas leur musique.
Le décor de cet immeuble du Havre (Seine-Maritime, France) rend un hommage explicite, par l’objet et par le sujet, à deux sculpteurs et deux compositeurs, tous quatre enfants de la ville.
Rarement sont représentés autant d’instruments différents qu’ici, sur le garde-corps de la tribune de l’église Sainte-Catherine d’Honfleur (Calvados, France). Des personnages divers – civils, militaires, religieux, antiques, faunesques, angéliques – déploient tout le catalogue de la musique populaire ou savante de l’époque (XVe et XVIe siècles) : trombone, lyre, chalémie, cistre, cornet, luth, serpent, olifant, luth, flûte de Pan, trompe, vielle à roue, traverso, flûte à trois trous, tambourin, basse de viole, harpe.
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Le thème des anges musiciens est récurrent dans les arts sacrés. S’ils sont souvent représentés – comme ici dans l’église Saint-Jean de Canteleu (Seine-Maritime, France) – avec des buisines, annonçant ainsi toute une panoplie de messages divins, ils savent aussi varier les compétences : deux « solistes » y préfèrent la harpe et l’olifant.