Le trumeau de ce miroir, entrevu dans une vitrine d’antiquaire à Revel (Haute-Garonne, France), propose un généreux décor d’instruments : luth, lyre et bombarde y sont assez librement représentés.


Représentations de la Musique dans les Arts Visuels
Le trumeau de ce miroir, entrevu dans une vitrine d’antiquaire à Revel (Haute-Garonne, France), propose un généreux décor d’instruments : luth, lyre et bombarde y sont assez librement représentés.

Ce tableau d’Hans Baldung dit Grien (v. 1484 – 1545), visible à la Alte Pinakothek de Munich (Allemagne) représente assez fidèlement – ce qui est rare – une viole ténor, même si le côté allégorique du tableau laisse le musicologue dubitatif sur la taille de l’instrument.

Ce cortège bacchique, issu de la collection privée de Jean-Auguste-Dominique Ingres, et visible au musée qui porte son nom à Montauban (Tarn-et-Garonne, France), affirme s’il en était besoin que le vin et la musique – si modeste soit-elle sortant d’une simple trompe – vont bien ensemble !

Ce graph sur un mur de l’école de musique de Grenade (Haute-Garonne, France) représente un poulpe guitariste, chanteur et DJ : quel musicien n’a pas rêvé d’avoir ainsi plusieurs bras et mains et pouvoir jouer de plusieurs instruments à la fois ?

Cette miniature incluse dans un vitragee du château de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher, France) représente de toute évidence un couronnement : baptême, couronne, tout y est. Le couronné n’est pas identifié, mais le couvre-chef du prélat laissant penser qu’il ne s’agit pas d’un simple évêque, ce n’est sans doute pas un roi mineur ! Pas étonnant donc que l’on le célèbre à son de trompettes et de buisines.

Dans l’iconographie musico-chrétienne, la buisine est généralement l’instrument des grands anges annonciateurs, les angelots jouant d’instruments moins péremptoires. Celui-ci, croisé sur une fenêtre du château de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher, France), s’est emparé non pas d’une mais de deux buisines dans lesquelles il souffle avec l’ardeur de ses joues rebondies.

Sur cette tapisserie du château de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher, France), une femme joue de la mandole dans un décor de nature : gageons que c’est sa musique qui attire tous les animaux qui peuplent sans crainte le tableau.

Sur ce graph découvert à Carbonne (Haute-Garonne, France), l’artiste semble évoquer le monde du rêve dans lequel la jeune musicienne évolue. Du coup, pas étonnant que libertés soient prises avec l’organologie, et que sa guitare électrique prenne des airs de harpe ou de kora.

Ce tableau de la Tentation de Saint Antoine, attribué Cornelius de Baellieur (Anvers, 1607-1671), a été longtemps dans la famille. Outre le saint tenté, et la jeune femme et son verre de vin symbolisant la tentation, on y trouve 2 musiciens qui semblent tout droits sortis de l’univers de Jérôme Bosch : un vielleux mendiant pèlerin de Saint-Jacques, et un animal hybride, mi-belette mi-lapin, dont le nez se prolonge en une sorte de bombarde.

