Les charpentes des églises bretonnes sont souvent décorées de personnages fantastiques ou familiers. Ici, dans l’église Saint-Germain de Pleyben (Finistère, France), on rencontre un cornemuseux bien barbu et un angelot à buisine.


Représentations de la Musique dans les Arts Visuels
Les charpentes des églises bretonnes sont souvent décorées de personnages fantastiques ou familiers. Ici, dans l’église Saint-Germain de Pleyben (Finistère, France), on rencontre un cornemuseux bien barbu et un angelot à buisine.

Si vous vous asseyez sur un banc dans les jardins de l’abbaye de Daoulas (Finistère, France), votre repos en sera d’autant meilleur que des anges joueront leur céleste musique dans votre dos.

Devant le château de Brest (Finistère, France), qui abrite la préfecture maritime et le musée de la Marine, des statues célèbrent la musique et la mer. Pour la musique c’est une violoneuse et son instrument, bien représenté dans les ensembles bretons et surtout irlandais.

Les stalles du chœur des cathédrales sont souvent l’objet de décorations aussi abondantes que débridées. Ici, dans la cathédrale Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon (Finistère, France), un personnage grotesque, mi-homme, mi-oiseau, voit son nez-bec se prolonger en bombarde , dont il semble fort bien jouer malgré un encombrement indéniable.

Sur cette fontaine à Alet-les-Bains (Aude, France), aux armes se joignent les instruments de la chasse : cor et trompe

Croisé dans une galerie parisienne, cet ange semble sortir, avec sa mandoline, de l’autre côté du miroir.

Dans cette ancienne maison de maître de Saint-Félix-de-Lauragais (Haute-Garonne, France), les dessus de portes du salon sont décorés d’instruments aux côtés de d’attributs de la bergère et du chasseur. On y reconnaît une cornemuse, un tambour de basque, un luth, une partition, un hautbois, un traverso (ou un chalumeau).



Découvert au Musée de Malaga (Andalousie, Espagne) ce tableau semble représenter un jeune marchand de poisson, chantant en s’accompagnant de la guitare. A moins qu’il ne s’agisse d’un chanteur de rue guignant la clientèle du marché au poisson…

L’occitan Pèire Godolin (Toulouse 1580-1649) est représenté sur la place de Fonsegrives (Haute-Garonne, France) jouant d’un instrument apparenté à un luth. Pourtant rien n’indique, et ce bien qu’il s’inscrive dans la tradition des troubadours, que ce poète majeur de sa région et de son temps, ait été aussi musicien.

Cette peinture murale sur la place à couverts de Gordes (Vaucluse, France) représente un curieux ensemble d’instruments : du travail agricole (faux, gourdes en coloquintes) à la musique (hautbois?), les paysans du cru étaient pleins de talents !
